Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 20:46
Je travaille depuis peu comme bénévole chez Oxfam - Magasins du Monde, petite épicerie équitable de la célèbre ONG Oxfam.

Certes, le travail n'est pas des plus passionnants -- et les clients ne se bousculent pas au portillon -- , mais il occupe l'une ou l'autre de mes après-midis et me donne au moins l'impression d'être utile quelque part.

L'un des clients me demandait très justement, alors que je déclarais mes convictions "écologiques", si le commerce équitable n'entrait pas en contradiction avec la recommandation "achetez local !" que tout bon écolo a un jour sorti aux membres de sa famille pendant un débat houleux qui accompagne traditionnellement les repas de famille ou ceux des fêtes de fin d'année.

La réponse me semble tellement évidente pourtant !

Non. A mon sens en tout cas, il n'y a pas de contradiction. Mais, je l'avoue, je ne suis peut-être pas (encore) un écolo extrémiste...

Nous sommes des consommateurs, bien que nombre d'entre nous tente de rejoindre ceux qui ont déjà "passé la carte de banque à gauche" et grossi les rangs des décroissants purs et durs. Alors, quitte à consommer, autant consommer de manière intelligente et équitable.

Si c'est pour acheter un produit biologique "exotique", autant prendre celui qui est équitable, celui qui permet une juste rémunération du producteur et pas celui d'une grande firme labélisée qui exploite ses ouvriers pour gagner 30cents sur le produit fini.

Peut-être que oui, il faudrait idéalement se passer de jus d'orange, de quinoa, de riz, de chocolat et se contenter des productions locales (pommes de terre, jus de pomme, etc.) tout en faisant vivre l'économie locale.

Mais nous devons faire avec ce que nous avons : un système composé à 98% de consommateurs qui consomment en consommant et se vautrent avec délectation dans le suint de l'import-export. Conséquence, les terres cultivables des pays en voie de développement sont "volées" aux paysans, elles sont transformées en garde-manger pour le brave occidental... et l'autochtone ne peut même plus cultiver ses propres denrées.

Pire, il travaille parfois 80h/semaine et est payé une broutille, toujours pour minimiser le prix facturé à l'occidental ventripotent qui fait ses courses dans un hypermarché, se rue sur les marques "N°1" en vue de faire quelques économies sur le budget alimentation et pouvoir se permettre ainsi l'achat d'un écran plat HD.

C'est un logique inhumaine, purement économique, à laquelle nous participons tous à un degré ou l'autre, consciemment ou non, parfois sans avoir d'alternative.

Il y a forcément conflit d'idéaux et chacun a ses points forts et ses points faibles, ses hauts et ses bas :

- Equitable : l'aliment vient de loin, très loin parfois, libérant indirectement des quantités énormes de CO2 et autres polluants ; mais il fait vivre des personnes, des familles, des enfants, il permet d'aider à la construction d'écoles, d'infirmeries, etc.

- "Biologique" (ce terme est quand même assez ridicule) : l'aliment est respectueux de la nature, mais est-il seulement respectueux de l'homme ? Les PDG de grandes marques exploitent maintenant sans scrupules cette technique agricole qui, autrefois, était probablement forgée dans une philosophie environnementale ET humaniste.

- Ecologique : l'aliment est local, produit par le fermier du coin. Il utilise parfois quelques pesticides. On permet à l'économie de la région de subsister et de s'étendre.

Des combinaisons existent, bien sûr. Certains aliments locaux sont bios, certains aliments équitables le sont aussi.

Alors, si vous n'arrivez pas à vous passer de bananes, de chocolat, de café, de riz... tournez-vous vers la solution équitable ! Par contre, pour les produits "biens de chez nous", autant faire vivre nos compatriotes.

Pour info, Oxfam privilégie l'agriculture biologique et, même si les produits ne sont pas explicitement indiqués "bio", sachez que les petites coopératives n'ont parfois pas suffisamment d'argent pour s'octroyer ce fameux label bien que leurs techniques de culture soient douces et respectueuses de l'environnement. L'Ong tente également de maximiser le transport maritime et ferroviaire des marchandises, afin de minimiser l'impact du transport sur le réchauffement climatique.

Pour en savoir plus (et pour ne citer que ceux-là) : [Meilleur Marché] [Max Havelaar]
Par L'Expérienceur - Publié dans : Consommation Responsable. - Communauté : écologie nature et histoire
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Dimanche 12 juillet 2009 7 12 /07 /Juil /2009 13:00
Notre société se porte mal. Très mal.

En regardant bien, il n'y a pas que l'économie qui est en crise. Le social, l'environnement, l'emploi, la famille, la justice, la démocratie, l'alimentation, les médias, la science ; tous ces domaines partent lentement en vrille et ne laissent présager rien de bon pour les lustres et décennies à venir.

Que se passe-t-il ? Ou plutôt, que s'est-il passé, dans l'Histoire, pour en arriver à cette situation, sinon désespérée, tout au moins désespérante ?

Sans qu'il n'y ait de réponse qui ne soit pas multi-factorielle (et qui nécessiterait donc des dizaines de pages d'analyses), je pense qu'on peut entrevoir un élément important dans la désacralisation de la nature.

En effet, l'Homme, depuis tout temps, tente de s'extirper de sa condition animale, chose qu'il considère comme éminemment "sale", pire, "insultante" pour lui LE chef d'oeuvre de la Création.

A l'origine, le Sacré devait se résoudre à l'Inconnu, donc au Mystère : le mystères de la vie, de la reproduction (Le féminin sacré), de la Mort ; les mystères de la nature. La vie spirituelle s'est bâtie, lentement mais sûrement, sur cette Nature Sacrée et Sa Sagesse millénaire. La spiritualité devait être simple, humble. Je n'ai pas fait l'histoire des religions, mon opinion est donc peut-être candide, mais c'est ainsi que j'imagine l'aube de la foi.

Avec le temps, l'orgueil de l'animal intelligent s'est développé. Après avoir maîtrisé le feu ou l'agriculture, après avoir conquis la Nature à l'aide de sa matière grise et de ses armes de fer, il lui est venu l'idée qu'il ne faisait pas partie de ce monde : il a été Créé pour le dominer, l'asservir et le vider de sa substance.

Aux croyances païennes et au chamanisme s'est donc substitué le Monothéisme du Livre. Dieu a placé l'Homme dans le Jardin D'Eden et lui a chuchoté dans l'iPod "Vas-Y mon gars, profite, saccage, exploite, tout est à toi, le nec plus ultra de ma semaine de boulot".

Dans cette optique, tout était permis (tout ce qui ne portait pas préjudice à la Très Sainte Eglise, bien entendu).

Jusqu'à la fin de l'obscurantisme (si si, il est officiellement terminé), où la Science a pris le relai et appuyé sur l'accélérateur de la permissivité.

La science a permis l'explosion du genre humain, de ses conquêtes et de ses productions. Si le monothéisme avait détourné le Sacré vers un dieu unique, la science vient le fouler du pied et démystifier l'univers connu. L'Esprit humain, et son orgueil, n'ont plus qu'une seule limite : le temps d'une vie. Profitons-en, donc !

Côté pervers à tout ça, à la mortification du "je ne vis pas pour ne pas pécher et ne pas aller en Enfer" lancée par Jésus et Co. suit le "Vivez, consommez, amusez-vous, on ne vit qu'une fois !", lancé par nos amis les économistes, traders et PDG de multinationales en tous genres.

Cette mécanique effrayante est proche du fameux désenchantement du monde, cher aux sociologues (et à Mylène Farmer). Le monde est devenu triste, gris, sans mythes et légendes, sans fantaisie, sans grands récits unificateurs.

Alors, pour sortir de la crise, ne faudrait-il pas réinvestir dans le Sacré ? Re-sacraliser la Nature ?

La religion a perverti ce sacré, je l'ai déjà dit. Elle s'est appropriée des fêtes païennes et les a décontextualisées pour les recadrer dans l'orthodoxie de la Très Sainte Bible. A la renaissance du Soleil (Yule - solstice d'été), on nous propose la Naissance de Jésus. A l'opposé, Litha devient "feux de la Saint Jean". Samain devient Toussaint, Imbolc devient la Chandeleur, Ostara devient les Pâques et Beltaine devient fête du travail (oui, bon, ça c'est pas les cathos...).

Ces fêtes, qui autrefois étaient les points de repère dans le cycle de l'année et des récoltes ont perdu leur rôle significatif. Il n'en reste plus qu'un cycle dénué de sens, détaché de la nature. Tel est au final le vouloir de la société.

Cette déconnexion aberrante d'avec la nature nous a amenés dans cette impasse où nous nous trouvons. Celle du "je mange des fraises en janvier", "je fais mes courses à 02h du mat'", "je bosse dur en hiver", "je me repose en été" ; des comportements en total décalage avec les rythmes biologiques et saisonniers.

Nous consommons trop, sans pudeur, sans culpabilité. Nous enfermons les animaux dans des zoos, nous les modifions génétiquement pour qu'ils nous conviennent un peu plus, nous transformons toujours plus notre nourriture ("gastronomie"), nous retenons nos pulsions primaires (sauf le sexe, mais on avorte en cas de besoin), etc. L'humain crée l'artifice, l'artificiel, le synthétique, l'imitation, la pâle copie aseptisée.

Il me semble qu'une certaine partie de la population ouvre pourtant les yeux et prend conscience de cette nécessaire "spiritualité" pour une construction harmonieuse de la société. Malheureusement, ces "brebis égarées" finissent dans les bras de gourous, prédicateurs évangélistes farfelus, intégristes de tous poils. D'une bonne intuition -- celle d'évoluer sur le chemin de la conscience -- découle le sectarisme et la manipulation, le fanatisme et l'envie d'hégémonie de personnes peu recommandables.

A mon sens, le "paganisme" est quelque chose de beaucoup plus simple et noble qu'une religion. C'est un choix de vie, à la limite d'un modèle de civilisation. Là où la religion impose, le paganisme propose. A la pensée "en boîte" de la religion, le paganisme propose un cheminement personnel, un tâtonnement. La seule divinité est la nature, et ses cycles en sont la manifestation la plus parfaite.

Le paganisme, en ce qu'il concerne la sacralisation de la Nature, n'est pas une religion : c'est un respect pur et simple pour celle qui est notre début et notre fin, notre protectrice et notre bourreau, notre Mère aimante mais parfois sévère, la Terre.
Par L'Expérienceur - Publié dans : Spiritualité. - Communauté : Wicca et Voies Paiennes
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Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 18:03
La vie est parfois comme l'océan ; tantôt paisible, tantôt déchaînée, parfois limpide mais plus souvent trouble. L'homme, lui, est un navire qui fend les flots capricieux de l'océan de la vie. Et sa conscience s'incarne en un équipage sans cesse au travail pour éviter que le bâtiment ne sombre à la première avarie, à la première tempête ou au terrible tsunami.

Nos pensées sont comme le travail de ces matelots aussi increvables que des roumains. Elles ne nous laissent pas en paix, pas un seul instant. Et notre conscience, finalement, est sans cesse en train d'oeuvrer pour nous garder à flots tout en suivant -- si possible -- le bon cap.

Pourquoi toute cette comparaison un peu niaise ?

Parce que le capitaine du navire, appelons-le Ego, garde un journal de bord. Il y consigne son trajet, les conditions dans lesquelles le voyage s'est effectué, les conflits et petits problèmes qui jonchent la vie d'un équipage.

Nous devrions faire pareil ! Garder une trace de l'activité de notre navire.

Cette pratique courante du "journal intime" s'est sûrement érodée face aux assauts d'internet et de la blogosphère. L'intime n'a plus d'intime que le nom, et la vie qui y est (f)relatée est devenue une exhibition de tous les instants, une superficialité sans substance ; le journal intime, parce que l'exhibition ne sera jamais aussi sincère que l'introspection, a perdu son rôle "constructeur".

Parce que oui, si notre équipage-conscience évolue à chaque instant, si la pensée d'hier est devenue obsolète sans avoir été consignée, alors comment mesurer l'ampleur du chemin parcouru ? Comment se rendre compte, a posteriori, de l'évolution de nos idées, de nos pensées, de notre être ? Il y a là tout le potentiel constructeur du journal de bord, constructeur de notre identité et de notre histoire.

Un professeur de psychologie systémique nous avait conseillé, si nous n'en avions pas, d'entreprendre un journal. Cela permet de clarifier ses pensées, exprimer des ressentis, gribouiller des idées, consigner des projets, stocker des états d'âme. Cela permet, au final, d'apprendre à se connaître, déjouer les stratégies perverses de son inconscient (qui, comme l'océan, éprouve à chaque instant la solidité du navire-humain et la ténacité de l'équipage-conscience).


Je vais donc entreprendre un journal. Quelque chose de totalement différent d'un blog car centré sur une idée de développement, d'évolution de soi. Et j'invite à faire pareil les personnes qui viendraient à me lire.

Le but n'est pas de romancer sa vie, ni même d'écrire à sa descendance. Juste d'être sincère et objectif en vue d'analyser son comportement, sa façon d'être. Répertorier les évènements que l'on traverse et l'émotion qui les accompagne. Peur ? Tristesse ? Colère ? Jalousie ? Sérénité ? Exaltation ?

Ce journal de bord est une sorte de cahier de laboratoire, de journal d'alcôve expérimentale ; pour tirer des conclusions, poser de nouvelles hypothèses et toujours pousser plus loin l'expérimentation de cette énigme baptisée "la Vie".
Par L'Expérienceur - Publié dans : Psychologie et Développement Personnel.
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Dimanche 5 juillet 2009 7 05 /07 /Juil /2009 23:30
Petite note pour faire la publicité d'un site américain engagé : Care2 !

Le site propose (en anglais) des articles sur l'actualité, l'écologie, la consommation, la santé, etc. Comme beaucoup d'autres sites.

Son originalité vient d'un rôle plus actif dans le changement que nous attendons. Le site permet en effet de participer à de nombreuses pétitions (sous forme de lettres automatiquement envoyées à des PDG, des chefs d'états, des ministres) à portée internationale, et ce dans un tas de domaines : droits de l'Homme, droits de la femme,  culture, santé, environnement, réchauffement global, bien-être animal, etc.

Autre originalité, le "free click to donate". Le site propose une série de liens à cliquer, une fois par jour. A chaque clic, les partenaires économiques s'engagent à verser une certaine somme. Ainsi, plusieurs courses sont ouvertes : stopper le réchauffement global, sauver la forêt tropicale, sauver les bébés phoques, sauver les habitants des océans, protéger les grands félins, sauver des primates, aider des enfants nécessiteux, aider des animaux domestiques en difficulté, lutter contre la violence à l'encontre des femmes, lutter contre le cancer du sein.

Malheureusement, ces clics nécessitent d'être un utilisateur enregistré pour être valides ; il suffit donc de se créer un compte personnel ("Join care2") et de remplir les différents champs. Care2 se veut être un site de socialisation (style Facebook) orienté grandes causes, d'où les nombreuses informations demandées (Nom, Prénom, Date de Naissance, Adresse, Pays : ces renseignements sont utilisés pour signer les pétitions et restent confidentiels !).

Le site propose également de télécharger une barre d'outil (style barre Yahoo, MSN, etc.) pour la navigation. Ce n'est pas extrêmement pratique, ni même esthétique, mais le site s'engage à compenser les émissions de CO2 de l'utilisation de l'ordinateur (valeur moyenne, probablement) par jour d'utilisation de la barre. Elle propose également un rappel des clics quotidiens à effectuer, sous forme d'icônes :



J'en profite pour inaugurer ainsi une catégorie "Cyberactions" qui me permettra d'exposer les pétitions et les actions concernant (principalement) l'environnement et la protection des animaux.
Par L'Expérienceur - Publié dans : Cyberactions. - Communauté : écologie nature et histoire
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Dimanche 28 juin 2009 7 28 /06 /Juin /2009 20:52
J'ai déjà évoqué le problème de l'eau en bouteille dans l'article précédent. Une eau qui stagne dans une flasque de PET et irradiée pour ne contenir aucun germe.

J'avais annoncé aussi l'achat d'une carafe filtrante Brita...

Après une semaine d'utilisation, qu'en penser ?

Premièrement, le goût de l'eau n'est pas particulièrement amélioré. Il y a toujours un arrière goût de chlore ; il passe rapidement quand on laisse l'eau reposer. Il y a toujours un goût de "pétrochimie", des relents goudronneux provenant des canalisations ; ils donnent à l'eau une légère amertume, comme la Spa (que je trouve dégueulasse).

Après quelques jours, on s'y habitue malgré tout.

Points positifs : presque plus de déchets ! En 7 jours, on a évité une dizaine de bouteilles vides ! Le café est moins amer (oui, bon, j'en bois encore une tasse le matin, sevrage progressif...) et il y a moins de calcaire sur la résistance de la bouilloire (je ne sais pas si c'est un point positif complet, le calcaire de l'eau étant une source naturelle de calcium dont on se retrouve privé).

Points négatifs, là... La carafe est trop grande (3,2L), elle ne rentre pas dans le frigo et l'eau est à température ambiante -- et en ces jours de grande chaleur, c'est pas génial--. Au final, on en vient à gaspiller de l'eau (on a tenté de remplir des bouteilles de verre à mettre au réfrigérateur, mais comme le filtre doit toujours être immergé et que l'eau ne peut pas être tenue plus de 24h sans craindre un risque bactérien -- absence de chlore oblige --, on finit par vider la carafe dans les fleurs, voire dans l'évier...).

Le développement bactérien, voilà le gros point négatif de Dame Brita -- encore plus pour un hypocondriaque comme moi --. Pour contrer ce problème, le filtre est traité aux sels d'argent (traitement bactériostatique) ; techniquement, il n'ya pas à redouter l'apparition d'un cheptel de bestiaux dans l'eau tant que celle-ci est en contact avec le filtre (ce qui n'est pas toujours le cas chez nous).

Ces sels d'argent passent cependant dans l'eau et ce dans des quantités plus ou moins importantes en fonction de l'âge du filtre -- le manuel a au moins la décence de le préciser --. Evidemment, les effets de l'argent sur le métabolisme humain, et a fortiori sur la santé, sont peu voire pas connus ; ce qui permet de les laisser là où ils sont sans s'en soucier outre mesure.

Pour le problème de la quantité, la Brita va être remballée et renvoyée en boutique (j'espère pouvoir être remboursé sans qu'ils ouvrent la boîte...).

Pour le problème de la qualité de l'eau, là, pas de réponse précise.

La solution "bouteille" est à écarter pour beaucoup de raisons mais, gustativement, ça reste la meilleure. C'est assez agréable de boire un verre rafraîchissant et désaltérant sans avoir l'impression qu'on l'a puisée dans une cuvette de porcelaine...

La solution "robinet" offre une eau potable, très contrôlée, non irradiée (pour l'instant), avec probablement moins de phalates (quoique) mais avec nitrates et assez bonne quantité de chlore (biocide pour la flore commensale de l'intestin... ?) et autres trucs pas sympas provenant des canalisations.

La solution "carafe" nous donne quant à elle une eau plutôt pas trop mauvaise au goût, quasiment déminéralisée (si tant est que le filtre soit aussi efficient que vanté par la marque !) de tout sauf de l'argent, mais avec probabilité de prolifération bactérienne (ceci dit, dans la nature, avant... l'eau potable n'était pas aseptisée et les gens n'en mouraient que très rarement).

Et bien voilà, il ne me reste plus qu'à attendre, regardant vers le ciel, un entonnoir à la bouche, qu'une bonne averse d'été vienne m'abreuver.

.. Comment ça, l'eau de pluie aussi est polluée ?
Par L'Expérienceur - Publié dans : Consommation Responsable.
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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 17:48
Je n'ai jamais été un grand fan du plastique.

Depuis longtemps déjà, les Tupperwares me dérangent, les sacs me froissent et les chemises en plastique m'énervent. Hélas, depuis quelques années, beaucoup de produits se transforment en l'alternative pétrochimique : pots de fleurs, verres, assiettes (tout le service de table y passe) ; tout ça avec un aspect approchant l'équivalent en verre ou en céramique, pour un prix évidemment moindre. Même les meubles passent à la vitesse plastique...

Ajoutons à ça la folie du suremballage : biscuits en "pratiques portions individuelles", elles-mêmes dans un sachet de plastique, sachets plastique pour les pâtisseries dans les grands magasins, "célophanage" outrancier des charcuteries et fromages en libre service, etc. Heureusement qu'aux caisses, les sacs sont devenus payants...

Néanmoins, ma préoccupation principale en matière de plastoc reste l'incontournable bouteille d'eau. Pour les jus de fruits, le fait d'acheter les produits biologiques (ou équitables) limite ce problème ; toutes ces bouteilles étant en verre. Mais pour l'eau...

Bien sûr, on pourrait boire l'eau du robinet. De 100 à 250 fois moins chère que l'eau en bouteille, faiblement minéralisée (donc moins épuisante pour les reins) et ne produisant pas de déchets. Seulement, chez moi, l'eau a une odeur bizarre. Pas l'habituelle odeur de chlore qui dérange le plus souvent, mais une odeur de WC et des relents de goudron. L'odeur disparaît difficilement (on nous dit gentiment de laisser reposer l'eau dans une carafe pendant une heure, mais ça ne marche pas !), sauf quand on la fait bouillir. Evidemment, faire bouillir chaque litre d'eau consommée quotidiennement, l'impact écologique augmente grandement.

Pour pallier ce problème, je me suis acheté une carafe filtrante Brita. L'idée est intéressante : filtrer l'eau du robinet pour en éliminer le chlore, les nitrates, les éventuels métaux lourds et autres substances odorantes. Sans être aussi avantageux que la source-robinet (une cartouche filtrante coûte dans les 5 €, à changer tous les mois ; cartouche entièrement recyclable), le système permettrait d'économiser environ 7X6 bouteilles d'eau par mois, soit plus de 500 bouteilles par an ! Et, économiquement, environ 350€ par an.

La deuxième raison qui m'aura poussé à faire cet investissement vient de l'impact du plastique sur la qualité de l'eau : le polyéthylène y libère des saloperies chimiques, les phtalates (dérivés du naphtalène), qui sont particulièrement toxiques... Baisse de la fertilité, mortalité ou malformations foetales, perturbations du développement sexuel masculin (les phtalates sont des perturbateurs endocriniens qui agissent comme les oestrogènes), attaques du foie et des reins, et autres joyeusetés sont à afficher au tableau de chasse des ces substances qui permettent au plastique d'être souple et donc incassable.

Hélas, après coup, je constate que ma carafe semble être faite en polycarbonate. Dans ce cas-ci, le poison à redouter (même si il y a probablement des phtalates dans le lot, ça demande vérification) est le Bisphénol A, un autre agent oestrogénique qui pollue carrément tout l'environnement (3 millions de tonnes produites chaque année !). Ses effets connus sont aussi très gais : diabète, maladies cardio-vasculaires, anomalies du fonctionnement hépatique, pancréatique et thyroïdien et, surtout, du système reproducteur masculin (il diminue la quantité de spermatozoïdes et est l'un des premiers coupables supposés de la baisse massive de fertilité dans nos belles contrées civilisées...).

Il semble évident qu'il devient difficile d'échapper à ces contaminations pétrochimiques, puisqu'on retrouve du plastique dans tout et n'importe quoi... Contenants alimentaires, boites de conserves (les phtalates et bispénols A se concentrent encore plus facilement dans les corps gras !), canalisations, produits de beauté, intraveineuses et baxters (contamination encore plus directe, puisqu'en IV), etc. etc. etc.

Pour en revenir à ma carafe, elle ne possède pas le traditionnel petit sigle permettant de différencier les différents matériaux, d'où mon interrogation (je vais être contraint de mailer la firme).

Petit récapitulatif : Chaque type de plastique est habituellement estampillé d'un triangle (en fait un anneau de Möbius) constitué de 3 flèches au centre duquel se trouve un chiffre ; c'est le système de codage SPI d'identification des résines. Sept chiffres possibles (pour les résines principales)  :

1. PET ou Polyéthylène téréphtalate.
LE plastique habituel des bouteilles d'eau, boissons gazeuses, huiles de cuisine. C'est également le plastique le plus recyclable. Il libère des phtalates (principalement le DEHP, ou DI(2-ethylhexyl) phtalate) dans l'eau après un certain temps, ainsi que de l'antimoine (d'une toxicité semblable à celle de l'arsenic).

2. HDPE ou Polyéthylène Haute Densité. Plastique souple mais plus résistant que le PET, c'est celui utilisé, par exemple, pour les bouteilles de détergent, produit vaisselle ou jus de fruits. Il représente 50% des bouteilles du marché.

3. PVC ou Polychlorure de Vinyle. Deuxième plastique le plus utilisé (20% de tous les plastiques sur le marché ; principalement sous forme de tuyaux ou de films plastiques), il n'est pas recyclable ; son incinération libère dioxines, acide chlorhydrique responsable des pluies acides et perturbateurs endocriniens. Le film plastique, communément utilisé pour emballer la viande et le fromage, libère des phtalates en concentration conséquente (surtout dans les corps gras, rappelons-le...).

4. LDPE ou Polyéthylène Basse Densité.  Moins dense que le HDPE, il est utilisé dans la fabrication de sacs, emballage et films plastiques.

5. PP ou Polypropylène. Résistant et d'aspect brillant, c'est un plastique très utilisé dans le secteur automobile (pare-chocs, tableaux de bords, etc.) mais également dans l'alimentation (barquette de beurre ou margarine, pots de yaourts) et ustenciles couramment utilisés (tasses, gourdes, etc.). Considéré comme l'un des plastiques les moins toxiques, car chimiquement inerte, des études récentes laissent penser que le PP libère dans les aliments qu'il contient des sels d'ammonium quaternaires (biocides) et de l'oléamide, une substance qui régule certains mécanismes dans le corps humain (notamment au niveau neurologique). Les effets de l'ingestion d'Oléamide sont encore inconnus.

6. PS ou Polystyrène. On en fabrique des couverts, des tasses et autres récipients. Sous sa forme expansée (Frigolite), on en fabrique des barquettes (notamment les cornets de pâtes). Tous libèrent du styrène, disruptif hormonal (un de plus) et substance cancérigène (idem). Chauffé (au micro-ondes par exemple, comme dans le petit snack chinois qui existait dans ma ville), le PS fond, libère du styrène dans la nourriture et des gaz toxiques dans la machine. Sympa, non ?

7. OTHER, la catégorie fourre-tout qui comprend principalement le PC ou Polycarbonate (ainsi que l'Acrylique et le Nylon). Comme dit précédemment, le PC libère du Bisphénol A lorsqu'il est chauffé (d'autres études semblent suggérer qu'il y a libération du BPA même à température ambiante), lorsqu'il contient des éléments acides (soda) ou qu'il est usagé. Le Polycarbonate est principalement utilisé pour la fabrication de biberons (!) ou tasses mais également de matériel médical, dont des prothèses (!!) en raison de son innocuité (pensait-on à l'époque).


Au final, quasiment tous ces jolis produits sont cancérigènes ou reprotoxiques. Et nous mangeons tous des aliments qui y ont été contenus à un moment ou l'autre ! Qu'en disent les autorités sanitaires ? Généralement, elles ignorent les études scientifiques sérieuses au profit de celles financées (curieusement) par l'industrie du plastique, elles minimisent les problèmes et établissent des taux minimum d'exposition journalière. Et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Et moi je me retrouve avec ma Brita sans savoir quoi en faire. Phtalates ou Bisphénol A ? C'est pas vraiment que je me soucie de la santé de mes spermatozoïdes, pour l'usage que j'en fais... Mais l'idée de m'empoisonner à chaque gorgée n'est pas des plus réjouissantes.

Mais quitte à m'intoxiquer, autant le faire de manière écologique. Et opter pour la carafe.

Pas facile tous les jours de vivre au 21ème siècle !


Liens intéressants : [Boutique "Vivre sans plastique"] [Brita]

Sources : [*] [*] [*] [*] [*]

Par L'Expérienceur - Publié dans : Consommation Responsable.
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 21:16
J'ai décidé que chaque semaine serait pour moi l'occasion d'apporter un petit changement à mon mode de vie.

Cette semaine, j'ai donc entrepris l'arrêt du café !

Sans être un addict, j'ai repris la mauvaise habitude d'en boire deux tasses le matin... Et ce à cause d'un horaire très matinal en septembre-octobre-novembre. Horaire tellement trop matinal, pour moi le gros dormeur, que ça a déglingué mon système immunitaire et mon équilibre psychique ; résultat : abandon pur et simple de l'année (pas uniquement pour une question d'horaire, heureusement). Le café m'aidait donc à tenir et rester éveillé entre 8h et midi.

Après l'arrêt délibéré de ces études, j'ai continué à absorber ma dose quotidienne de caféine.

Pourquoi arrêter le café ? Tout le monde en boit, ça n'a jamais tué personne semble-t-il...

1/ Il est vrai que de nombreuses études attestent des "bienfaits" de la caféine : effet psychostimulant (stimule le travail intellectuel, favorise le réveil), propriétés anti-migraines, apport de minéraux et vitamine B3. Certaines études épidémiologiques, aux résultats plus timides, laissent même à penser que le café diminuerait les risques de Diabète de type II, de goutte, de cancer du foie, voire d'Alzheimer et, in fine, diminuerait légèrement la mortalité globale.

A contrario, les études démontrent des effets hypertenseurs mal compris, des augmentations significatives du rythme cardiaque ou encore l'inhibition de l'absorption de certaines vitamines B (paradoxalement à l'apport de B3). Sur le long terme, l'apparition d'insomnies, nervosité, troubles de la pensée, troubles gastro-intestinaux voire, à haute dose, dépression et insomnie chronique.

La caféine est donc une drogue, une substance psychoactive qui modifie le fonctionnement de l'esprit et qui rend dépendant ; c'est un fait, pas une élucubration d'écologiste.

De plus, le procédé de torréfaction ajoute au café de l'acrylamide, substance hautement neurotoxique, reprotoxique et cancérigène qui apparaît spontanément dans les cuissons à plus de 120° (réaction de Maillard).

Au final, les scientifiques ne savent pas se prononcer officiellement sur l'innocuité ou la dangerosité du café, puisque les études partent dans tous les sens, aussi bien in vitro qu'in vivo.

2/ A la maison, nous avons opté pour le Senseo, cette machine "révolutionnaire" à dosettes. L'idée est bonne : 1 dosette = 1 tasse ; pas de thermos à moitié rempli de café froid à jeter dans l'évier, d'où économies de café  (pas sûr, vu le ratio café moulu/café buvable) et d'eau.

Malheureusement, en y regardant de plus près, un paquet de dosettes dure moins longtemps qu'un paquet de café moulu et engendre plus de déchets.

3/ Argument écologique à nouveau, le café provient de pays lointains : Brésil (à 35%,) Viêt Nam (à 12%) et Colombie (à 10%) pour les trois principaux exportateurs (Stats de 2004, selon l'Organisation Internationale du Café). Autrement dit, plusieurs milliers de kilomètres pour se retrouver dans la tasse, ça en fait du carbone !

4/ Deuxième bien de consommation le plus échangé dans le monde (!), juste après le pétrole, le café voit sa consommation en perpétuelle évolution. On peut supposer que les producteurs n'ont pas de scrupules à le cultiver de façon intensive et à grands renforts de chimie. Quid de la déforestation occasionnée par l'accroissement inexorable de la caféiculture ?

5/ L'OIC déclare que 125 millions de personnes vivent de cette production, dont 25 millions de petits producteurs. On peut légitimement s'interroger sur l'équitabilité de ce commerce. Combien de personnes exploitées ? Payées trois fois rien pour un travail toujours plus pénible ? Empoisonnées aux pesticides ?


Alors, à l'option "café bio équitable" By Oxfam, je choisis l'option "Basta". J'ai déjà effectué l'une ou l'autre période sans, et il faut bien admettre qu'au bout d'un certain temps, on n'en ressent plus le besoin.

Et puis, le café, ça a assez mauvais goût je trouve ! Reste à trouver quelque chose pour remplacer la tasse fumante de breuvage noir...


Sources : [*] [*]

Par L'Expérienceur - Publié dans : Consommation Responsable.
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 14:03
Il serait judicieux, je pense, de définir les sujets de ce blog. Je ne veux pas que celui-ci devienne aussi chaotique qu'une friche. Je le conçois plutôt comme un jardin un peu sauvage, laissé au bon soin de Dame Nature mais néanmoins surveillé.

Il y a, dans la gestion d'un blog, des catégories à déterminer. Typiquement humain, ce besoin de tout catégoriser, tout classer, tout entrer dans des cases . C'est un phénomène inné, souvent inconscient.

De quoi vais-je donc parler ? Sur quoi mes réflexions vont-elles se porter ?

- La Consommation responsable. Je suis un jeune adulte, étudiant. Forcément, je suis inclus dans cette société de consommation et je suis obligé, dans une certaine mesure, de m'y adonner. Voilà donc pourquoi il me semble primordial de changer nos habitudes de consommation et de consommer "responsable", éthique, écologique et équitable. J'ai pourtant encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine, je compte bien remédier graduellement à ce problème.

- L'Ecologie. Un sujet plus vaste, qui reprendra forcément les mêmes thématiques que dans la consommation. Peut-être une catégorie plus théorique, plus réflexive sur les transformations profondes à apporter à notre société pour réussir cette fameuse "transition écologique" si nécessaire. L'écologie se fait Ecologie politique et moteur de transformation des relations sociales et sociétales.

- La Psychologie. Je suis des études de psychologie, c'est donc "mon domaine", sans que je n'en sois pour autant un spécialiste. J'ai malgré tout des problèmes relationnels, des difficultés sociales, des conflits intérieurs. J'aimerais aborder certains de ces sujets, entre la psychologie clinique et sociale, la systémique ou la comportementale. Si j'arrive à sortir du labyrinthe de mon esprit, peut-être cela pourra-t-il servir à d'autres ?

- Le Développement personnel. Si la vision classique du développement personnel a quelque chose de particulièrement repoussant ("Devenir compétitif ! Devenez productif !"), j'aime l'idée d'une évolution, d'un dépassement de soi entrepris par soi et pour soi. Loin de tout ce marketing du coaching visant à rendre les personnes laissées sur le bas-côté de la route à nouveau productives dans une société cyanosée par la croissance-à-tout-prix, ce développement personnel est à mes yeux une concrétisation douce et intime de la psychologie, visant à se réconcilier non pas avec le marché mais avec soi-même.

- La Santé. Etant hypocondriaque, je ne fais pas 2 semaines sans m'intéresser à l'une ou l'autre chose du domaine de la santé. La médecine actuelle nous offre des fondements théoriques explicatifs de tout un tas de maladies, mais l'approche holistique de la santé me semble nettement plus pertinente. C'est finalement très en lien avec une écologie personnelle, un art de vivre. J'aborderai donc probablement les médecines dites douces ou alternatives (ce qui ne signifie pas "charlatanisme" comme voudrait souvent nous le faire croire Dame Télévision).

- La Spiritualité. C'est un sujet plus difficile à aborder ! Il est facile de tomber dans le ridicule, la mièvrerie et les bons sentiments déconnectés du réel. Je ne parlerai pas de religions, étant un fervent opposant à celles-ci. La spiritualité est cette "voie du milieu" entre la science et la religion, entre l'expérience personnelle et la pensée en boîte prédigérée que nous livrent les vieux bestsellers dont je tairai les noms. Elle est nécessaire, primordiale en cette période tourmentée où l'humanité se doit de faire des choix raisonnés, conscients, clairvoyants et résolument novateurs. Jésus ne nous sortira pas de là, la Science (devrais-je dire le Scientisme ?) non plus, pas sans une conscience évoluée et adaptée... Rabelais l'avait très bien compris.

- La Cuisine. Conséquence logique d'une relative hyponcondrie : une tendance orthorexique, c'est-à-dire l'obsession du "bien manger". Oui, je l'avoue, je décortique les étiquettes des produits que je consomme, sans que ça en devienne maladif, rassurez-vous ! Je m'intéresse beaucoup à la cuisine végétarienne, sans lactose et sans gluten. Il est plus que probable que j'expérimenterai prochainement des recettes, je vous en ferai donc part.

- Le Jardinage. Oui, on peut avoir une vingtaine d'années et être intéressé par le jardinage. Ce n'est pas réservé aux retraités, ça n'a rien de "has been"... J'ai en projet la réalisation d'un petit potager en carrés biologique et d'un parterre de plantes médicinales, je vous ferai donc part de l'évolution de cette entreprise !

Le tout sera de garder un rendement appréciable (encore une exigence de la société d'hyperconsommation !).
J'espère donc trouver suffisamment d'inspiration pour l'alimenter au minimum une fois par semaine !

Par L'Expérienceur - Publié dans : Notes d'Alcôve.
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 13:45
Au commencement était le rêve.

Des images, des sons, des voix, des émotions, des désirs projetés sur l’écran d’un esprit un peu égaré.

Bienvenue dans l’alcôve, l’endroit où l’on rêve plus que l’on ne dort. Là où des réalités alternatives s’établissent, où les désirs s’ébaudissent, là où rien n’est réellement impossible.
Dans une alcôve, un coin à dormir, un coin à rêver, loin du monde, de ses bruits incessants, de son rythme frénétique.

Il m’aura fallu du temps pour « pondre » ce blog. Il n’est pas parfait, et il le restera. Peut-être trop vert, un en-tête trop grand. Trop ceci, pas assez cela. Est-ce réellement important ?

L’alcôve, parce qu’on y rêve. Parce que c’est un endroit à l’écart, déconnecté et hors du temps, intime peut-être. Parce qu’on s’y sent bien, et parce que j’en ai besoin.

Expérimentale ? Parce que j’ai l’intention d’en faire un lieu d’essai. De tests. D’expérimentation. Découvrir de nouvelles choses, sortir des sentiers battus, emprunter le chemin de terre plutôt que la route asphaltée.

Réfléchir, penser, repenser ce qui m’entoure, ce que je vis, ce que l’on vit. J’aimerais que cette alcôve expérimentale devienne ma bulle d’oxygène. On verra ce que le temps (et mon habituelle flemme) en fera.

Je. Mais qui ?

Un expérienceur. Un expérimentateur.

Un 2-en-1 comme un « shampooing-après-shampooing », en espérant ne pas trop piquer les yeux et éviter les nœuds. Un gamin qui n’a rien vécu, un ado qui voudrait refaire le monde, un jeune adulte qui tarde à se responsabiliser. Un cocktail, un mélange, un équilibre pas forcément stable, pas forcément savant, pas forcément sage.

Un expérienceur, un sujet d’expérience. Pas un gars enlevé par des extraterrestres, pas un gars revenu d’une mort imminente. Juste une personne comme une autre, qui voudrait bien découvrir ce qu’est la – vraie – vie.

Vingt-et-une années passées à fouler ce sol. Peut-être est-il temps de prendre enfin une direction ? Cesser de tourner en rond et partir à l’aventure ! Dans une alcôve expérimentale, entre le rêve et la vie, essayer de trouver le chemin.  Imaginer, concrétiser et, à force de rêver, devenir Soi.
Par L'Expérienceur - Publié dans : Notes d'Alcôve.
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