Mercredi 8 juillet 2009 3 08 /07 /Juil /2009 18:03
La vie est parfois comme l'océan ; tantôt paisible, tantôt déchaînée, parfois limpide mais plus souvent trouble. L'homme, lui, est un navire qui fend les flots capricieux de l'océan de la vie. Et sa conscience s'incarne en un équipage sans cesse au travail pour éviter que le bâtiment ne sombre à la première avarie, à la première tempête ou au terrible tsunami.

Nos pensées sont comme le travail de ces matelots aussi increvables que des roumains. Elles ne nous laissent pas en paix, pas un seul instant. Et notre conscience, finalement, est sans cesse en train d'oeuvrer pour nous garder à flots tout en suivant -- si possible -- le bon cap.

Pourquoi toute cette comparaison un peu niaise ?

Parce que le capitaine du navire, appelons-le Ego, garde un journal de bord. Il y consigne son trajet, les conditions dans lesquelles le voyage s'est effectué, les conflits et petits problèmes qui jonchent la vie d'un équipage.

Nous devrions faire pareil ! Garder une trace de l'activité de notre navire.

Cette pratique courante du "journal intime" s'est sûrement érodée face aux assauts d'internet et de la blogosphère. L'intime n'a plus d'intime que le nom, et la vie qui y est (f)relatée est devenue une exhibition de tous les instants, une superficialité sans substance ; le journal intime, parce que l'exhibition ne sera jamais aussi sincère que l'introspection, a perdu son rôle "constructeur".

Parce que oui, si notre équipage-conscience évolue à chaque instant, si la pensée d'hier est devenue obsolète sans avoir été consignée, alors comment mesurer l'ampleur du chemin parcouru ? Comment se rendre compte, a posteriori, de l'évolution de nos idées, de nos pensées, de notre être ? Il y a là tout le potentiel constructeur du journal de bord, constructeur de notre identité et de notre histoire.

Un professeur de psychologie systémique nous avait conseillé, si nous n'en avions pas, d'entreprendre un journal. Cela permet de clarifier ses pensées, exprimer des ressentis, gribouiller des idées, consigner des projets, stocker des états d'âme. Cela permet, au final, d'apprendre à se connaître, déjouer les stratégies perverses de son inconscient (qui, comme l'océan, éprouve à chaque instant la solidité du navire-humain et la ténacité de l'équipage-conscience).


Je vais donc entreprendre un journal. Quelque chose de totalement différent d'un blog car centré sur une idée de développement, d'évolution de soi. Et j'invite à faire pareil les personnes qui viendraient à me lire.

Le but n'est pas de romancer sa vie, ni même d'écrire à sa descendance. Juste d'être sincère et objectif en vue d'analyser son comportement, sa façon d'être. Répertorier les évènements que l'on traverse et l'émotion qui les accompagne. Peur ? Tristesse ? Colère ? Jalousie ? Sérénité ? Exaltation ?

Ce journal de bord est une sorte de cahier de laboratoire, de journal d'alcôve expérimentale ; pour tirer des conclusions, poser de nouvelles hypothèses et toujours pousser plus loin l'expérimentation de cette énigme baptisée "la Vie".
Par L'Expérienceur - Publié dans : Psychologie et Développement Personnel.
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